Semaine de prévention de la toxicomanie

CATÉGORIE
Dépresseurs

SON NOM USUEL
Drink, boisson.

SON HISTOIRE
À l’ère paléolithique, alors que les premières nations humaines utilisent des pierres taillées, l’Homo Sapiens obtient déjà des boissons fermentées à partir de grains (bière), jus de fruits (vin) ou de miel (hydromel). La teneur en alcool est alors assez faible.

Plus tard, vers l’an 700, les Arabes découvrent la technique de la distillation qui permet d’avoir des boissons à plus haute concentration en alcool.

C’est à partir du XVIIIe siècle, avec la production et la distribution en masse de spiritueux tels que le gin, que les problèmes reliés à la consommation d’alcool s’accentuent. Fait curieux, c’est justement peu après le XVIIIe siècle que le mot « soûlerie » a été inventé.

SON APPARENCE
On retrouve l’alcool sous forme liquide dans diverses boissons : bière, « coolers », vin, cidre, apéritifs, digestifs et spiritueux.

SA FAMILLE
L’alcool fait partie de la famille des dépresseurs, c’est-à-dire qu’il agit sur le système nerveux central en engourdissant le cerveau et en ralentissant le fonctionnement du corps.

SES EFFETS
L’alcool passe d’abord par le système digestif, puis se rend dans le sang pour finalement agir sur tout le corps. Il est ensuite lentement éliminé par le foie. Il est à noter que le fait de manger en buvant ralentit les effets de l’alcool. En moyenne, le corps a besoin d’une heure pour éliminer une consommation (l’équivalent d’une bière ou d’un verre de vin). Plus on est petit ou fatigué, plus l’effet risque d’être rapide.

Lorsqu’une personne consomme de l’alcool, ses muscles se relâchent, son cœur bat moins vite, elle se détend. Sous l’effet de l’alcool, elle peut parler davantage. Dit-elle des choses plus intelligentes? Ça, c’est une autre histoire!

Lorsque l’alcool commence à faire effet, la personne est euphorique, excitée et elle a envie de faire de l’humour. « C’est l’histoire du gars qui… » Puis elle tombe dans une phase de ralentissement. « C’est… euh… l’histoire… euh… euh… » Pris en grande quantité, l’alcool peut provoquer des pertes d’équilibre et des difficultés d’élocution. « Chè l’ichtoire du cas qui… » Il peut également occasionner des troubles digestifs, des nausées ou des vomissements.

 

SON REVERS DE MÉDAILLE
L’alcool, comme tous les dépresseurs, n’agit pas que sur le cerveau.Il crée des réactions en chaîne dans tout le corps. Il peut donc causer de la dépendance physique. Le problème, c’est qu’à long terme le corps s’habitue. De la petite bière à l’unité, la personne peut passer à 6 bières, puis à 12 et 24.

L’usage prolongé et abusif de l’alcool peut provoquer des difficultés érectiles. Peut-être que ce n’était pas l’effet recherché!…

Le manque peut occasionner des maux de tête, de la transpiration excessive, des convulsions, des nausées, des vomissements, de l’irritabilité… et même des hallucinations. Lorsqu’une personne consomme régulièrement, l’alcool s’attaque à tous les organes vitaux (cœur, foie, estomac). Consommer de l’alcool en trop grande quantité et trop rapidement (concours dans les bars « calage ») peut entraîner des intoxications sévères, le coma ou la mort. De plus, l’alcool affecte la vigilance. Il est fréquent que les décès suite à des accidents d’auto, des noyades ou de simples chutes dans l'escalier soient en lien avec une consommation abusive d’alcool.

 

SES ENNEMIS
L’alcool peut causer des complications graves quand il est mélangé à une autre drogue car les effets s'additionnent sans que la personne s'en rende vraiment compte!

Révision scientifique :
Maryse Rioux, pharmacienne
Chargée de cours, Certificat de toxicomanie, Faculté de médecine, Université de Sherbrooke.

 
© Gouvernement du Québec, 2014

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