Semaine de prévention de la toxicomanie

… QUI A UN PROBLÈME DE CONSOMMATION?

Aider un(e) ami(e) qui a une consommation problématique de drogue ou d’alcool est parfois lourd. Voici quelques pistes pour savoir un peu mieux comment t’y prendre.




  • Tu attends qu’il(elle) soit complètement sobre pour lui parler.
  • Tu peux lui nommer tes inquiétudes par rapport à sa consommation.
  • Tu peux aussi lui nommer les changements que tu as constatés (il (elle) appelle moins souvent, démontre davantage d'agressivité, pense plus souvent à consommer, est plus isolé(e) qu'avant).
  • Tu peux lui demander comment il(elle) perçoit sa consommation et s’il (elle) croit avoir une consommation problématique.
  • S’il (elle) reconnaît avoir un problème de consommation, tu peux lui demander s’il (elle) prêt(e) à faire un bout de chemin pour trouver de l’aide. Si oui, tu peux l’encourager à consulter un intervenant (clique ici pour connaître des ressources).
  • S’il (elle) ne reconnaît pas encore que sa consommation est problématique, il (elle) est peut-être prêt(e) à parler d’autres situations de sa vie qui le (la) préoccupent (famille, école, relation amoureuse).
  • Si tu t’inquiètes pour cet(te) ami(e) et qu’il (elle) ne semble pas vouloir aller chercher de l’aide, tu peux en parler discrètement à un ami commun, un membre de sa famille ou un adulte en qui tu as confiance.

Si la situation devient lourde pour toi, rappelle-toi les limites de ton rôle d’ami. Tu peux toi aussi consulter un intervenant pour toi-même ou pour connaître des moyens d’aider. Par contre, tu ne peux convaincre ton ami(e) d’arrêter s’il(elle) n’est pas
prêt(e). Si ta motivation semble plus forte que la sienne, c’est peut-être un signe que tu en prends trop sur tes épaules.



  • Faire comme s’il n’y avait pas de problème. Tu n’es pas son sauveur et tu as tes propres limites mais en reconnaissant le problème et en nommant tes inquiétudes, tu fais déjà une action pour l’aider.
  • Chercher à lui faire admettre coûte que coûte qu'il (elle) a un problème. Il (elle) n’est peut-être pas encore à cette étape.
  • Le ou la blesser avec tes paroles ou argumenter inutilement.
  • Juger.
  • Faire de grands sermons et parler sur un ton moralisateur.
  • Vouloir le convaincre d’arrêter. Cela doit venir de lui.
  • Prendre tout sur tes épaules en voulant régler les choses à sa place.



… QUI FAIT UN « BAD TRIP »?

La majorité des drogues peuvent occasionner un « bad trip » ou un mauvais délire. Certains consommateurs sont plus susceptibles de faire des « bad trip » avec un type de drogue plutôt qu’avec un autre. Lors d’un « bad trip », le consommateur ne souhaite plus ressentir les effets reliés à la drogue qu’il a consommée et passe à un état de panique ou de paranoïa.

Plusieurs facteurs sont susceptibles de provoquer un état de panique, entre autres la quantité de drogue consommée, le mélange de substances, une mauvaise connaissance des effets (s’attendre à des effets différents), la peur de se faire découvrir par des gens qui désapprouvent la consommation (parents, professeurs, étrangers), une situation imprévue qui occasionne un stress, une foule, le bruit (ou un silence soudain), la chaleur, la lumière ou toute autre stimulation intense.

Si cela arrive à un(e) ami(e) ou une autre personne, tu peux tenter de le(la) rassurer et l’emmener dans un endroit calme à l’éclairage tamisé. Évite les discours moralisateurs. Il(elle) n’est pas en mesure de faire une réflexion sur sa consommation en ce moment. De l’alcool ou des tranquillisants ne l’aideront pas, tout au contraire. Il n’y a rien qui puisse être fait pour éliminer plus rapidement la drogue; il faut attendre que les effets se dissipent d’eux-mêmes. Si par contre ton ami(e) perd conscience, appelle les secours immédiatement.

… QUI FAIT UNE SURDOSE?

Une dose importante de drogue peut causer une intoxication grave, soit une surdose (« overdose »). Les symptômes varient selon le type de drogue et la quantité consommée. Si un(e) ami(e) présente des symptômes inquiétants (convulsions, nausées, vomissements, sueurs excessives, étourdissements, difficultés respiratoires, perte de conscience), appelle les secours immédiatement (9-1-1).

Parfois, on peut avoir tendance à attendre avant d’appeler parce que l’on a peur d’être découvert par les parents ou d’autres adultes. Rappelle-toi que ton ami(e) a besoin de secours car une surdose peut être mortelle ou provoquer un coma.

Ton ami(e) ne doit pas rester seul(e) jusqu’à l’arrivée des secours. S’il(elle) est encore conscient(e), quelqu’un doit tenter de le(la) tenir réveillé(e) en lui parlant ou en disant son nom. S’il(elle) perd conscience, il vaut mieux le(la) coucher sur le côté (entre autres pour éviter qu’il(elle) ne s’étouffe s’il(elle) vomit). Lorsque les secours arriveront, donne-leur toute l’information possible (heure à laquelle la drogue a été consommée, type de drogue consommée, quantité).

 



 
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